Essai

Ceci n'est qu'un essai; cette histoire est une fiction. Comme vous avez pu le voir, j'ai encore énormément de progrès à faire en écriture, c'est pourquoi je teste différents styles. Dites moi ce que vous en pensez, si je dois abandonner l'autre histoire et continuer celle-ci, ou l'inverse, ou bien continuer les deux. Merci des me laisser des conseils et bonne lecture ^^




Extrait:



18h06.
Retour de prison. Je HAIS ma prof de maths.
Pourquoi nettoyer la cantine? Pourquoi, pourquoi, pourquoi?

18h20.
Coup de fil à Jen.
" Pourquoi? Pourquoi une corvée?
- Parce que tu as dansé le disco sur la table de la prof et que Heïdi est rentrée par la porte de derrière et que--
- Oui, mais, pourquoi?"
Jen n'était pas sehr sehr compréhensive. Es-ce qu'elle se rendait compte que nettoyer la cantine voulait dire décoller les chewing gums machés de sous les tables? et ramasser des vieilles frites à moitié machées? et perdre une heure de liberté tous les soirs? Non, certainemant pas. Jen était bien trop préoccupée par le prétendu Amour-De-Sa-Vie pour penser à celle qui était censée être sa Meilleure-Amie-Au-Monde.

19h00.
Je confirme. Miss Jen vient de me télébouffer pour me dire qu'elle allait à la campagne avec Tom demain. Observer la migration des escargots. Exaltant.

19h03.
Invasion de ma chambre par Mini-moi et son armée de camions de pompiers. Les petits frêres sont exaspérants; il n'a visiblement pas encore appris l'utilité des vêtements.

20h09.
Mon ventre hurle famine. Évidemment, mutti n'aurait JAMAIS eu l'idée de faire un repas, comme une mère normale. Nooon. Et pas une miette dans le frigo.

20h10.
Oh My God. Je viens de mentir. Il y a une saucisse à moitié mangée dans le frigo.
Miam miam.

Heure-De-Dodoland.
Réglage de réveil a huit heures demain pour opération anti gène d'orang-outang. J'ai un rendez-vous avec le-mec-le-plus-craquant-du-monde et ce serait tout de même dommage qu'il me prenne pour un travesti.

8h00.
DRIIIIIIIIIIING !
Ohhh non....qu'es-ce qu'on ne ferait pas pour un dieu de la beauté....

8h18.
Whoops...plus de cire anti gène d'orang-outang.

8h19.
Pas la pince à épiler. Oooh noon, pas la pince à épiler.
Si.

12h30.
Vati vient de me féliciter parce qu'il n'avait encore jamais vu quelqu'un rester plus de quatre heures de suite dans la salle de bain. Je sais que je suis exceptionnelle.
Ce qui compte c'est que je sois au top de la beauté (j'ai opté pour le look naturel: mascara, blush, eyeliner, gloss et une touche de fond-de-teint.) et au top de la forme pour que mes genoux ne lachent pas dès que je le vois. (Trois tasses de café, ça devrait suffir, non?) Je referme vite la porte derrière moi avant que Paul ne vienne tirer mes cheveux à qui j'ai réussi à donner un maximum de voluminosité.
Ohhh, Jessy le mec-le-plus-craquant-du-monde m'attend sur son scooter! Il est plus craquant que jamais...
"Ca va, ma belle?"
Ma belle. Il m'as appelée ma belle! Et maintenant il faut que je lui réponde, ce qui est the problème vu que je ne peux pas prononcer une phrase normalement en face de lui.
"Gnw-Oui!
- Monte derrière moi bellezza! Et accroche toi bien."
J'ai mis mes mains sur les hanches du Dieu de la beauté! J'ai mis mes mains sur les hanches du Dieu de la beauté! Ohhhhh Jen ne me croira jamais! Moi, Georgia, accroché à Jessss! Faites que je croise quelqu'un que je connaisse!

13h02.
Ouiiii et triple ouiii ! J'ai croisé miss Pom-pom girl! (i.e Alison, la pire pétasse qu'on puisse croiser sur terre. Elle a été élue déléguée un jour où tout le monde devait avoir de la fièvre, et depuis elle trouve ça très divertissant de me mettre des heures de colle.) Elle à fait une tête digne d'un poisson rouge noyé quand elle m'as vue avec Scooterino, et j'ai littéralement éclaté de rire. J'espère que Jess ne s'en est pas rendu compte. Ce qui est beaucoup, BEAUCOUP espérer vu que ma poitrine est collée a lui. Sacre bleu et scheisse. Je crois que je vais reculer un peu...

13h06.
Hmm...Je viens de me souvenir que je ne savais pas où on allait. Oups.

Dans les bois.
On est dans les bois. Jessy est teeeellement plein de romanticosité.
" Tu n'enlèves pas ton casque Gee?
- Mon...Ah, mon casque! Je....si si!"
Georgia est là, vénérez la reine des gaffes.
Heureusement, LMLPCAM (le-mec-le-plus-craquant-au-monde) à collé ses lèvres contre les miennes avant que je puisse dire d'autres choses pleines d'imbéciliosité. Mon sauveur...
Mais un snog ne peut durer éternellement. Et mes lèvres commencent à fatiguer.
"Gee, viens, assied toi. Si je t'ai ammenée ici, c'est pour te parler avec seriosité. Je t'aime beaucoup et, comme tu l'as sans doute remarqué, ces derniers mois nous nous sommes beaucoup rapprochés..."
Évidemment que j'ai remarqué! On oublie pas avoir embrassé quelqu'un. Encore moins un dieu de la beauté.
"Et comme je disait, je t'aime beaucoup, toi et ta personnalité....éclatante..."
C'était quoi cette hésitation sur le "éclatante"? Ta personnalité éclatante?!
"Et j'aimerais donc qu'on s'engage dans une relation plus sérieuse."
YESSS ET TRIPLE YESS ! ! !
" Tu veux dire, VRAIMENT sortir ensemble?
- Ja, Georgia, tu as bien compri.
- Je...ce...j'ai...ce serait...génial!"
Georgia Lanson, tu es pitoyable.
" Je suis heureux que tu le veuille aussi. (Baiser rapide) Maintenant, je dois te rammener chez toi, où tes parents vont s'inquièter. Des fois, j'oublie que tu es si jeune."
Merci de me rappeler que j'ai trois ans de moins que toi. Mais je suis pleine de bonne-humeurosité! JE SUIS LA PETITE AMIE D'UN DIEU DE LA BEAUTÉ ! ! !

16h48.
Il m'a rammenée et il m'a embrassée avec la langue! Oooh, Jess, je t'aime!
Mais je suis dans une terrible phase de doutosité. Pouquoi m'a-t-il dit "Rentre bien...(baiser)...Je t'aime. (silence) Et, s'il te plait, ne traine pas trop avec ce Michael..."
Le Michael en question, c'est mon meilleur ami. Et pas le petit frêre de Claire. Bien que son petit frêre s'appelle aussi Michael. Mais Michael est UNIQUEMENT mon meilleur ami. Je le trouve mignon, adorable, sexy et plein d'humourosité. Mais rien de plus. Et puis tout le monde sait que je suis très fidèle, (Je suis sortie deux mois avec Marc sans embrasser personne d'autre! Bon, d'accord, Tom et Victor, mais c'étaient des exceptions. Et Michael. Mais lui, c'est un ami. Et Jessy, mais le sort nous destinait à devenir petits amis, même si à cette époque il sortait avec Miss Pom-Pom Girl, Alison. Berk.) Alors je ne vois pas pourquoi il s'inquiète.



*°*




# Posted on Wednesday, 05 November 2008 at 1:48 PM

Edited on Sunday, 10 May 2009 at 3:21 PM

"Nous connaissons la nuit. Une balancelle. Des étoiles. Un regard."

"Nous connaissons la nuit. Une balancelle. Des étoiles. Un regard."


Tous deux levèrent les yeux au ciel quelques instants, admirant les astres scintillants, se plongeant dans leur infini. De tous temps, les étoiles ont exercé sur les hommes une incroyable fascination par leur beauté, leur splendeur, leur mystère.
Une fine brise caressait leurs visages, accentuant légèrement le mouvement de la balancelle. Un frisson parcourut l'échine de la jeune fille, ce que son ami remarqua aussi tôt.
"Tu as froid? Tu devrais peut-être rentrer avant d'attraper quelque chose... lui proposa-t-il doucement.
-- Non, non, ne t'inquiète pas, lui répondit-elle. Elle marqua une pause, puis reprit : C'est juste ce spectacle... devant une telle immensité, je me sens si vulnérable...
-- Les étoiles sont là pour nous guider.
-- Encore faut-il les comprendre..."
Ils se turent, pensifs. Un papillon de nuit vint se poser sur le banc, puis s'envola à nouveau, attiré par une lumière au loin. Le silence était parfait, uniquement rompu de temps à autre par le doux clapotis de l'eau du lac face auquel ils se trouvaient ; peut-être un poisson ou un oiseau. Quelques minutes passèrent. Elle se tourna légèrement vers lui. Leurs regards se croisèrent.
Un regard est quelque chose d'exceptionnel, d'unique : un seul suffit à faire passer plus d'émotions, de sentiments, que ne le pourrait aucun mot. C'est une chose si forte, si intense et si personnelle. Un regard est intime, complexe, pour deux personnes seulement ; ces deux êtres peuvent y créer un monde, un univers, auquel personne d'autre n'aura jamais accès.
Elle vit dans son regard de la tendresse, de la peur, des remords et une touche de violence. Il lut dans le sien de la tristesse, de la douceur et de la confiance, mais aussi une joie nouvelle, qu'il partageait.
Il avait le sentiment d'avoir empiété sur quelque chose qui n'appartenait qu'à elle, et en était légèrement géné, mais il ne le regrettait pas. Elle soutint son regard, mille questions se bousculant dans sa tête, mais elle savait qu'il n'était pas nécessaire de les poser à haute voix. Il les devinait, et lui répondrait en temps venu, comme elle lui raconterait son histoire un jour.
Ils avaient grandi, mûri. Leurs relations aussi étaient changées. Enfant, ils avaient été les meilleurs amis imaginables. C'était désormais un sentiment encore plus fort, bien que plus compliqué, qui avait remplacé cette amitié innocente. Ce n'était pas le moment de réfléchir à tous les côtés sombres de cette union. Les problèmes patienteraient. C'était le temps de s'aimer, et de ne penser à rien d'autre.
Les minutes passèrent, puis les heures. Il avait posé sa tête sur l'épaules de la jeune fille, et s'endormait doucement. Elle écoutait tendrement la respiration à peine audible de son ami, les yeux ouverts, l'esprit ailleurs.

Le temps continuait sa course. Les étoiles s'effacèrent. Les premiers rayons du soleil apparurent. Le ciel noir et profond de la nuit laissa place aux nuages aux reflets dorés de l'aurore.
C'était un jour nouveau que se levait sur eux.


Tout avait commencé dix ans auparavant. Bea et Georg étaient alors âgés de cinq ans ; rieurs, joueurs et innocents. Ils ont grandi ensemble, allant dans la même école, n'étant jamais vus l'un sans l'autre. Ils ont été des amis si proches, partageant et se confiant tout, comme frère et soeur.
À leurs onze ans, ils furent brusquement séparés par la mort soudaine du père de Bea. L'enfant n'avait jamais connu sa mère, décédée le jours de sa naissance. Elle n'avait pas d'autres proches. Son père et Georg étaient sa seule famille, mais aussi les êtres à qui elle tenait le plus au monde. Perdre ces deux personnes d'un coup fut une déchirure pour elle ; c'est pour cela qu'elle se renferma alors sur elle-même. À l'orphelinat, elle ne parlait à personne. Elle restait silencieuse et solitaire. Elle ne fit pas le moindre effort pour accepter cette nouvelle vie, pour en voir les bons côtés. Elle avait été trop choquée, trop horrifiée par ce qui lui était arrivé ; ayant perdu tout ce qu'elle avait de plus cher, elle avait aussi perdu toute joie. Elle préférait rester dans son monde où les songes se mélaient aux souvenirs, tentant vainement de ne pas laisser s'effacer les visages de ceux qu'elle avait aimé.
Les années passèrent. Georg ne s'était pas non plus remis de cette séparation si brusque ; il n'avait pas même eu le temps de lui dire un "aurevoir", un "adieu". L'inquiètude et les remords le rongeaient.
Peu après son quinzième anniversaire, n'y tenant plus, i partit retrouver celle qui avait été une soeur pour lui.. Quelqu'un de son âge, si déterminé, est instoppable. Mais ce n'était pas le coeur léger qu'il s'était enfui ; ce n'était pas non plus le coeur léger qu'il passait devant les affiches annonçant sa disparition. Il tentait pourtant de retenir ses larmes à l'idée de ses parents anxieux, en pleurs, et ne trouvait la force de continuer qu'en se remémorant le doux sourire et la voix chaude de Bea.
Cette dernière trouvait elle aussi la force de vivre, de manger et de dormir en nurrissant l'espoir de revoir un jour celui avec qui elle avait tant partagé, que ce soit des moments ou des sentiments, heureux ou graves.

Deux semaines après le départ précipité de Georg, le jeune homme était enfin arrivé. Il était là, sous la fenêtre de la chambre de son amie, à quelques secondes seulement de ce qu'il avait désiré avec tant d'ardeur.
Mais ce fut seulement à ce moment là qu'il commença à réaliser l'ampleur de ce qu'il avait fait. Il avait abandonné ceux qui l'avaient élevé, ceux qui s'étaient occupés de lui toute sa vie, il les avait fait souffrir. Tout ça pour une personne qui l'avait peut-être oublié ; il avait été fou d'imaginer un seul instant qu'elle avait ressenti quelque chose d'aussi fort pour lui.
Mais il n'était pas venu là pour rien. Il n'avait pas fait tout ce voyage, blessé tant de gens, et changé irrévocablement le cours de sa vie pour rebrousser chemin au dernier instant. Réunissant toutes les forces qui lui restaient après ces épreuves, il fit un pas en avant et frappa rapidement à sa fenêtre, ne prenant pas le risque de changer d'avis.
Pas de réponse. Il tenta une seconde fois. Toujours rien.
Accablé, à bout de forces, épuisé, il tomba sur ses genoux et jeta sa tête dans ses mains. Une vague de fatigue, de tristesse et de colère remonta le long de sa colonne. Il se sentit trembler. Il réalisa qu'il n'était pas aussi fort qu'il le croyait et, pour la première fois depuis la départ de Bea, il eut peur.
Alors, un léger mouvement attira son regard. Un doux bruissement de tissus. Une main pâle était apparue à la fenêtre et écartait délicatement le voilage, hésitante. Une boucle noisette. De longs cils bruns. Un oeil vert, qui semblait pétiller pour la première fois depuis de longues années. Des lèvres roses. Un sourire à peine percéptible.
Une larme.
"Bea! ... "
Elle ouvrit la fenêtre précipitemment, s'élança vers lui et se blottit dans ses bras. Ceci c'était passé tôt le matin. Le reste de la journée ne fut que larmes, sourires et souvenirs.

Nous connaissons la nuit. Une balancelle. Des étoiles. Un regard.



# Posted on Sunday, 18 January 2009 at 2:55 PM

Edited on Tuesday, 20 January 2009 at 3:13 PM

"Je crois en l'amour."

"Je crois en l'amour."
Ceci est une fiction, evidemment!

Mon amour,

Il m'arrive de me demander si je n'aurais pas mieux fait de ne jamais te rencontrer. Parfois, je pense même à quitter ce monde. C'est vrai, la mort est une chose paisible, facile ; la vie est plus difficile. La vie est une suite d'obstacles. Certaines personnes ne sont pas à la hauteur pour les enjamber. Mais il faut pourtant trouver la force de continuer, de courir, de s'envoler, d'aller plus vite, toujours... la force de ne pas s'arrêter, de tenir jusqu'à la ligne d'arrivée, même si c'est pour s'y effondrer, inerte. Nous ne le faisons pas pour nous, mais pour les autres ; et chacun a son guide, son étoile filante.
Et mon étoile, pour moi, ça a été toi. Toi, qui a pris ma main. Toi, qui m'a montré le chemin. Toi, enfin, qui a allumé cette petite flamme qui brûles encore dans mon coeur.
Je nous vois encore. Jeunes. Heureux. Tes bras autour de moi ; sur tes lèvres, ce curieux sourire qui m'avais tant plu. Ce regard si intense, si profond, qui m'en coupe encore la respiration, fixé sur moi. Tes boucles noires de jeai qui me caressent le visage.
Malgré les mois, malgré les années, ton image ne s'efface pas. Mon coeur, désormais brisé, est toujours en ton emprise. Mon esprit, pourtant si vagabond il y a peu de temps encore, reste maintenant bloqué sur ton souvenir, et ne peut s'en détacher.
Souviens toi.
Souviens toi de nos rires. Souviens toi de nos danses. Souviens toi de nos regards. Souviens toi de nos nuits passées à admirer les astres. Souviens toi de l'instant où tu m'as dit que les étoiles brillaient pour moi. Souviens toi de notre premier "je t'aime". Souviens toi de notre innocence.
Il y a autour de moi tant de moyens de m'enfuir de ce monde, plus tentants les uns que les autres. Mais je ne cèderais pas, pour que tu ne sois pas oublié, pour que notre amour perdure malgré cette déchirure. La vie est trop courte pour que nous réalisions notre chance.
Indéniablement chaque seconde, chaque souffle, chaque battement de coeur me rapproche un peu plus de la fin, et de toi.
Mon seul souhait est de te retrouver un jour ; voeux bien étrange pour quelqu'un qui ne croit pas qu'il y ait quoi que ce soit après la mort. C'est vrai, je ne crois pas au paradis, et encore moins à l'enfer.
Mais je crois en l'amour.
Sois patient, je te rejoindais, le moment venu.

Je t'aime.
Ta Marta, qui ne t'oubliras jamais.

# Posted on Thursday, 22 January 2009 at 3:30 PM